Poèmes et Poésie


Nadejda

Publié par Fulcanelli le 15/3/2009 (3351 lus)
Bonjour Nadejda,


. Des paroles amies m’avaient redonné un peu de courage et avaient réussi à me faire prendre conscience que la trahison de cette femme n’était plus que du passé. Mais surtout le son de ta voix, les photos reçues et longuement admirées, avaient sensibilisé au plus profond de mon être, une lueur d’espoir. C’est pourquoi en ce vendredi matin, je partais le cœur en fête.

Tout fut parfait, même le ciel, qui nous offrit dans un décor automnal, un soleil de printemps. Les paysages, que ce soit ceux que nous traversions ou ceux ou nous nous promenions, étaient plus magnifiques les uns que les autres. J’ai revu une partie de mon passé ancien. Des lieux qui m’avaient connu enfant et qui s’étaient enfouis dans ma mémoire, ont resurgi. Pour nous accueillir, Clamecy s’était paré de ses plus beaux atouts avec une note de romantisme. Il était normal que nous y passions notre première nuit si chaste fut-elle.

De l’instant ou j’aperçus ta silhouette élancée sortir d’un pâté d’immeuble jusqu’au moment de nous quitter, tu fus au-delà de mes espérances. Si tu n’es pas vraiment typée slave, tu as un charme fou, d’autant qu’aucun fard ne venait cacher le naturel. Prendre ton visage entre mes mains, y déposer des baisers ou suivre ses courbes du bout des doigts comme de longues caresses, puis s’aventurer dans tes cheveux, c’est l’émotion intacte, une communion charnelle qui appelle toutes les envies. Te regarder bouger, vivre, sourire, alors que je ne suis pas sans savoir tes souffrances passées, c’est une leçon de vie qui me rend plus humble face à mes malheurs dérisoires. Ecouter tes constats si judicieusement vrais, t’entendre parler de pardon c’est une leçon d’humilité ou la raison l’emporte sur la passion, le raisonnable sur le superflu.

Et puis il y a ton corps. Un corps d’adolescente avec ses petits seins bien fermes, son ventre plat, sa peau douce, très douce comme celle d’un bébé parsemée de grains qui ne peuvent être que de beauté. Puis tes longues jambes dont la fourche cache, dans une toison soyeuse, un fruit qui m’est défendu mais que le désir me donne envie de croquer et tel Adam et Eve de tout recommencer. J’aime ton corps dont tu joues parfois avec pudeur, timidité, parfois tu peux être impudique mais d’une façon si naturelle qu’il inspire l’innocence.

Tu me dis vouloir être prise d’une façon un peu brutale, que tu avais besoin d’un acte viril, j’aimerais te montrer qu’il existe aussi une douce violence lorsque le corps est une offrande et non une possession.

Je ne connais pas vraiment la hauteur de mes sentiments, dans l’échelle des valeurs, mais cela ressemble beaucoup à de l’amour. Je sens naître en moi une passion qui chavire tous mes sens mais de peur de souffrir, je calme mes ardeurs, tentant de rester lucide, fondant tous mes espoirs qu’un jour ta bouche me dise : je t’aime.

Mes plus tendres pensées et mes plus doux baisers accompagnent mes mots.
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