Le branle des mots
Publié par Artal le 26/9/2009 (465 lus)
Le branle des mots
Parlons ici de mots, leur beauté qui nous lie
Quelques vœux les plus chers à mes piètres désirs
Les prendre entre mes bras les baiser dans le cou
Fourrager leur corsage, et triturer les seins
Les goûter tour à tour sur un fond de biniou
Je les bois à l’ivresse dans le creux de leurs reins
Mais l’homme mal pensant se donne à la beauté
Les faits sont avérés, je n’y suis pour rien
Le contact de nos plumes fait le vers enflammé
Et comble nos désirs pour notre plus grand bien
Un faquin fou de rage explore en acharné
Le bout de l’hémistiche avant le voir éclore
Au théâtre d’en bas hurlant et indigné
Vos duels en doublé ne font pas le record
Par deux multiplié l’esprit dans son destin
Âmes de siamois qu’attache l’écriture
Exhiber la croisée le serment est divin
L’apparat de notre ère ne connaît de fêlure
Jolie, vous n’ignorez qu’au luisant des sentiers
Le jour décroît au trot, si dit je vous invite
Délivrons nos accords, les spermo- d’encriers
Notre monde est branlant, Amie, Satan l’habite
Ah ! les mots qui s’emmêlent, ô délicieuse orgie
La rime émouvante perdue dans la mêlée
Éphémère est l’éclat mais intense l’envie
De composer pour elle en ma sente moirée
Comme un sable mouvant vous aspirez le tout
Polymnie de tous cœurs qui nous offre le sien
Un suprême moment, duo en rendez-vous
Préparons-nous pressants pour l’auguste festin
Singulier belliqueux, abreuve toi d’espoir
Aux sources du bonheur posées sur mon chemin
Ô fragile être atteint, la tache est un devoir
Mais pas dans le néant d’un éden sans jardin
J’écoute le vaillant se promettant la gloire
Au village des saints, mystiques de l’entrain
Ami des sans amis dans la modeste foire
Il n’est jamais en reste s'obligeant mettre au plain
Que m’apporte ce monde aux règles chancelantes
Fades caprices dame que suit divin dictame
Ici l’alexandrin, et là, plus belle flamme
Mais laissons au hasard les normes ascendantes
En âpre limaçon il contemple le Râ
Sa lumière le frappe en l’immense silence
Je sais, ses maux voilés Dieu le soulagera
Le flambeau reconnu, lui, onde sans présence
Venez danser le branle, ma guigue est accordée
Sur terre du Levant l’éden des naturistes
Les sylphides joyeuses et bière bien tirée
Vous faut guincher amis au bal des fabulistes.
Artal (sept 09)
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Parlons ici de mots, leur beauté qui nous lie
Quelques vœux les plus chers à mes piètres désirs
Les prendre entre mes bras les baiser dans le cou
Fourrager leur corsage, et triturer les seins
Les goûter tour à tour sur un fond de biniou
Je les bois à l’ivresse dans le creux de leurs reins
Mais l’homme mal pensant se donne à la beauté
Les faits sont avérés, je n’y suis pour rien
Le contact de nos plumes fait le vers enflammé
Et comble nos désirs pour notre plus grand bien
Un faquin fou de rage explore en acharné
Le bout de l’hémistiche avant le voir éclore
Au théâtre d’en bas hurlant et indigné
Vos duels en doublé ne font pas le record
Par deux multiplié l’esprit dans son destin
Âmes de siamois qu’attache l’écriture
Exhiber la croisée le serment est divin
L’apparat de notre ère ne connaît de fêlure
Jolie, vous n’ignorez qu’au luisant des sentiers
Le jour décroît au trot, si dit je vous invite
Délivrons nos accords, les spermo- d’encriers
Notre monde est branlant, Amie, Satan l’habite
Ah ! les mots qui s’emmêlent, ô délicieuse orgie
La rime émouvante perdue dans la mêlée
Éphémère est l’éclat mais intense l’envie
De composer pour elle en ma sente moirée
Comme un sable mouvant vous aspirez le tout
Polymnie de tous cœurs qui nous offre le sien
Un suprême moment, duo en rendez-vous
Préparons-nous pressants pour l’auguste festin
Singulier belliqueux, abreuve toi d’espoir
Aux sources du bonheur posées sur mon chemin
Ô fragile être atteint, la tache est un devoir
Mais pas dans le néant d’un éden sans jardin
J’écoute le vaillant se promettant la gloire
Au village des saints, mystiques de l’entrain
Ami des sans amis dans la modeste foire
Il n’est jamais en reste s'obligeant mettre au plain
Que m’apporte ce monde aux règles chancelantes
Fades caprices dame que suit divin dictame
Ici l’alexandrin, et là, plus belle flamme
Mais laissons au hasard les normes ascendantes
En âpre limaçon il contemple le Râ
Sa lumière le frappe en l’immense silence
Je sais, ses maux voilés Dieu le soulagera
Le flambeau reconnu, lui, onde sans présence
Venez danser le branle, ma guigue est accordée
Sur terre du Levant l’éden des naturistes
Les sylphides joyeuses et bière bien tirée
Vous faut guincher amis au bal des fabulistes.
Artal (sept 09)
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